Expédition Grand Rift : face à la faim et la sécheresse

Vous souvenez-vous ? Cet été, nous ne parlions que de la Corne de l’Afrique, de la sécheresse exceptionnelle et des migrations massives dans le camp de Dadaab à la frontière entre le Kenya et la Somalie… Loïc et Geoffroy ont vécu ces instants de détresse humaine et climatique. Retrouvez leurs rencontres avec les habitants de la région du Fleuve Tana, riche en eau et pourtant, acculée par la famine. Avant la Journée Mondiale de la Faim, ce soir, à 20h, pour l’Expédition Grand Rift, c’est « Famines au bord de l’eau ».

Famines au bord de la route.

Famines au bord du fleuve

Cet épisode se déroule le long du fleuve Tana, qui prend sa source sur le mont Kenya et se jette dans l’Océan Indien. Geoffroy et Loïc s’y rendent pour comprendre comment deux modes de vies distincts, les cultivateurs sédentaires et les pasteurs nomades cohabitent et se partagent une même ressource en eau, le fleuve. Malgré des ressources abondantes, l’eau du fleuve et des terres agricoles fertiles, les deux communautés sont frappées par la disette.

A la rencontre des habitants du fleuve

Le long du fleuve Tana, Loïc et Geoffroy rencontrent plusieurs agriculteurs et habitants des villages riverains. Tous leur parlent de la sécheresse, de la faim, de la difficulté de vivre. Ils embarquent tout d’abord sur le fleuve avec un garde qui leur explique l’importance du respect des anciens. Plus loin, ils partagent avec des éleveurs, les conséquences de la sécheresse sur leur bétail. C’est tout le paradoxe qui les frappe : la sécheresse et la famine au bord du fleuve Tana, un delta pourtant riche en biodiversité… En savoir plus sur le fleuve Tana.

Habitant riverain du fleuve Tana de la tribu des Pokomo.

Les différentes sortes de famine

Quand on parle de famine, il y a différents degrés de famines, il y a différents types de famine… Celle où les gens ne peuvent rien mettre sur leur table ou dans leur ventre. Et celle des régions où il n’y a quelque chose à mettre sur la table, mais c’est quand même un famine… C’est comme la maladie, il y a différents degrés. Donc quand on parle de famine, c’est une disette, pas la famine somalienne. Les gens ici, ne peuvent pas avoir au moins trois repas par jour ou même pas plus d’un repas par jour. Tu vois les enfants autour de nous, il se nourrissent juste une fois par jour parce qu’il n’y a pas assez de nourriture…

« Nous n’avons pas de stock de nourriture, la quantité de banane que tu vois ici n’est pas suffisante pour les besoins de la population. »

Quelles solutions face à ce désastre ?

Aide humanitaire ? Transfert de savoir-faire ? Éducation ? Construction de puits ? Les solutions ne sont pas uniques et sont difficiles à mettre en place. Les causes semblent être inextricables quelque part entre venir en aide à sa population, une sécheresse à répétition et des agriculteurs et des pasteurs désarmés et impuissants face à la nouvelle donne économique de la mondialisation. Pour ne pas mourir de faim, ces populations sont contraintes de trouver refuge en ville en laissant derrière elles une ressource abondante et inexploitée. Cette situation complexe est résumée par un éleveur Wardeis :

« Le mal qui nous touche est plus complexe que ça, il est quelque part entre l’État, nous et la sécheresse. »

Les habitants ramassent du sable pour faire de la construction

Rendez-vous ce soir à 20h00 sur France 5 pour découvrir ces défis essentiels et traduits sur le terrain à quelques jours de la conférence de Rio+20.

Pour retrouver les épisodes déjà diffusés :

– Episode 1 : résumé, sur Internet et le 18 juin à 15h sur France 5

– Episode 2 : résumé, sur Internet et le 19 juin à 15h sur France 5

– Episode 3 : résumé, sur Internet et le 20 juin à 15h sur France 5

En savoir plus sur l’eau au Kenya

Rires avec les agriculteurs qui reçoivent les Frères la Tullaye