Expédition Grand Rift : face aux paradoxes de la faim

A l’occasion de la Journée Mondiale de la Faim, il se trouve (on ne vous mentira pas) que l’épisode diffusé ce soir s’intitule « La faim des villes, la fin des champs » (sur France 5, à 20h) ! Loïc et Geoffroy sont partis le long du Rift pour témoigner des pratiques agricoles, de la possibilité de nourrir la population mondiale à horizon 2050 étant donné les pressions exercées sur les ressources en eau… Dans l’épisode 4, ils se sont rendus dans une région riche en eau avec le delta du Tana et pourtant, victime de la sécheresse. Dans ce nouvel épisode, ils voyagent de Nairobi aux terres lointaines du Kenya à la frontière avec l’Éthiopie. Cette traversée de deux mondes parallèle, celui des villes, celui des campagnes, soulignent tout le paradoxe d’un monde qui s’urbanise face à des terres agricoles qui sont délaissées alors que la demande en nourriture ne cesse d’augmenter.

Plaine du Rift

Une péripétie aux images contrastées

Nos deux frères aventuriers continuent leur périple au Kenya où ils arrivent à Nairobi, capitale du pays, qui compte plus de 140 bidonvilles. Kibera est le plus grand bidonville d’Afrique avec une densité de population dix fois supérieure à celle de Paris. Dans ces quartiers de tôles et de bidons, ils vont rencontrer des migrants qui fuient la campagne dans l’espoir d’avoir plus d’un repas par jour. A l’aide d’une ONG, Geoffroy et Loïc pénètrent dans cette zone de non-droit. Des femmes leur montrent comment elles se sont organisées pour avoir à manger et offrir un avenir meilleur à leur progéniture. Ils continuent ensuite leur route vers le Nord en direction du lac Turkana où des éleveurs Gabbras se battent contre la sécheresse et le surpâturage pour rester là où ils sont nés et ne pas avoir à fuir en ville.

Vue sur Nairobi

Un sac de solutions

A Kibera, dans le plus grand bidonville de Nairobi et un des plus grands quartiers d’habitations non réglementées, Loïc et Geoffroy découvrent une innovation pour le moins inhabituelle… C’est avec l’ONG Solidarités International qu’ils entrent dans les maisons et terrains des résidents de Kibera ; ils s’intéressent à un sac qui produit de la nourriture suffisamment pour une famille…

Le sac de Solidarités international

Tenir les paysans en place…

Face à l’immigration constante des hommes et des femmes vers les villes, un centre de recherche sur le bétail (l’ILRI), a mis en place un fond destiné à assurer le bétail perdu en cas de sécheresse. A la différence des autres initiatives, cette assurance opère grâce à une surveillance effectuée par images satellite. A Marsabit, dans un village qui bénéficie de l’aide de ce centre de recherche, Loïc et Geoffroy nous montre la différence entre la réalité des chercheurs et celle des éleveurs. Ce fond les aide à garder leur bétail mais la véritable difficulté est le surpaturage qui est lié à la croissance démographique où chaque membre souhaite avoir le plus de bétail possible pour conserver son rang, une pratique et croyance de la tribu qu’ils ont rencontré, les Boran.

Les enfants s’amusent avec la caméra.

Dans cet épisode, les deux frères nous montrent à nouveau l’importance de l’éducation, de l’innovation et des impacts du changement climatique sur les modes de vie des tribus traditionnelles d’Afrique. Face à la croissance démographique, les villes comme les campagnes sont de plus en plus sous pression et doivent trouver des solutions concrètes pour faire face au besoin des populations et à ses pratiques.

Pour retrouver les épisodes déjà diffusés :

– Episode 1 : résumé, sur Internet et le 18 juin à 15h sur France 5

– Episode 2 : résumé, sur Internet et le 19 juin à 15h sur France 5

– Episode 3 : résumé, sur Internet et le 20 juin à 15h sur France 5

– Episode 4 : résumé, sur Internet et le 21 juin à 15h sur France

En savoir plus sur l’eau au Kenya

Les frères s’amusent avec les enfants.