localisation : Tanzanie-Ouganda

Bonjour à tous !
Voici les premières lignes de nos récits. Régulièrement nous vous raconterons l’avancée de notre expédition, nos découvertes, nos rencontres …

Premier atterrissage en Afrique

Arrivés en Tanzanie le 9 mai, nous sommes hébergés à Dar es Salaam par les « pères blancs », des missionnaires africains qui ont l’habitude de proposer le gîte à de nombreuses personnes de passage comme nous.

voyage, expédition eau Grand rift Tanzanie - Dar es salam - Afrique

Dar es Salaam (Tanzanie)

Goeffroy - Dar es Salaam

Loïc - Dar es Salaam

Nos motos ne sont pas encore arrivées et nous faisons face à une montagne de complications administratives pour envisager ensuite de les sortir du port. Nous devrons donc attendre plusieurs jours. Nous en profitons pour rencontrer des professeurs d’université, l’Alliance française et nous renseigner sur d’éventuels contacts intéressants pour notre expédition. Nous trouvons également notre traducteur : Emmanuel, personne indispensable pour nous accompagner dans notre voyage et nous permettre d’échanger avec les habitants. Là, nous décidons de partir pour Kampala, capitale de l’Ouganda.

L’Ouganda : les origines de l’eau

Arrivés à Kampala, nous sommes accueillis par l’IRD (Institut de Recherche pour le Développement), et présentés à trois scientifiques spécialistes en météorologie de l’université qui nous expliquent l’origine de l’eau et le cycle de l’eau. C’est d’ailleurs la base du 1er épisode de notre série documentaire.
Nous allons ensuite découvrir les sources du Nil à la sortie du lac Victoria à Jinja (où nous filmons le plateau d’introduction de notre documentaire).

Cataracte de Jinga, nous sommes à la sortie du lac Victoria qui donne naissance au Nil Victoria. Ce Nil se jette lui même dans le lac Albert (mais n'en est pas l'unique source) dont l'exutoire donne le Nil Albert qui devient plus loin le Nil Blanc. Un autre Nil, le Bleu, vient d’Éthiopie. Il conflue à Khartoum avec le Nil Blanc pour donner naissance au Nil des Égyptiens.

Geoffroy, sources du Nil - Jinja

Jérôme, notre cameraman pour ce tournage devant les sources du Nil à Jinja

L’adaptation des végétaux

La série de documentaires que nous sommes en train de tourner se basant principalement sur l’adaptation aux ressources en eaux, nous découvrons en Ouganda que les populations ne sont pas les seules à devoir s’adapter…

Corvée d'eau pour ces enfants qui ont la "chance" de disposer d'un vélo et d'une route en asphalte. Dans le merveilleux paysages accidenté d'Ouganda (ici entre Kampala et Fort Portal) la corvée d'eau est un calvaire pour les femmes et les enfants (on voit rarement des hommes).

… les végétaux aussi. A Fort Portal, nous découvrons la forêt tropicale (à l’ouest du pays). Les arbres qui vivent dans les forêts humides ont de très grandes feuilles parce qu’ils peuvent perdre beaucoup d’eau par évapotranspiration via ces feuilles, mais la végétation étant très dense, il doivent se battre pour capter de la lumière.  À l’inverse, dans le désert, les acacias par exemple, ont des feuilles minuscules car ils ont du soleil en abondance et vont perdre très peu d’eau.
L’étape d’après nous mène dans la Similki Valley, au nord-est de Fort Portal où se trouve une réserve naturelle avec une forêt équatoriale très dense. Nous la parcourons sous la pluie, de l’eau jusqu’aux genoux !

Forêt en Ouganda

Semuliki Valley - Ouganda

Semuliki Valley avec Alex Rubahika un garde forestier - Ouganda

Mais c’était vraiment intéressant car exactement dans notre thème : la forêt qui ruisselle d’eau. Les arbres s’adaptent aussi à leur façon ici grâce à leurs racines qui captent l’eau : lorsqu’il y a 10 ou 20 cm d’eau dans la forêt, les racines sont en l’air et pendant la saison sèche, les racines se recourbent et s’abritent sous terre.

A très bientôt pour la suite !