Les Hadzabe vivent en Tanzanie. Ils parlent la langue hadza, et vivent aux abords du Lac Eyasi et du Plateau du Serengeti, au centre de la Vallée du Rift. Il ne reste aujourd’hui que 1 000 individus de cette communauté, et seuls 300 à 400 d’entre eux vivent encore selon leurs traditions, exclusivement de la chasse et de la cueillette. Ces Hadzabe ont conservé le mode de vie de leurs ancêtres, il y a des milliers d’années.

Femmes Hadzabées

Femmes Hadzabées

Si leur peuple est à part, c’est non seulement du point de vue génétique, car ils ne sont proches d’aucun autre peuple, mais aussi du point de vue linguistique : leur langue n’a de lien avec aucune autre. Elle a pourtant un point commun avec d’autres langues africaines : les « clics ». Les clics ? Qu’est-ce donc ? Des « consonnes occlusives ingressives dont l’émission se caractérise par une double occlusion dans le conduit vocal »… Hum, on n’est pas très avancé ! En fait, c’est simple : un clic, c’est un son qu’on produit avec la langue ou les lèvres, sans l’aide des poumons. On s’en sert dans le monde entier pour les onomatopées : par exemple, pour faire le bruit du bisou, ou lorsqu’on claque la langue pour s’adresser aux animaux. Mais dans certaines langues d’Afrique du Sud et de l’Est, les clics sont utilisés comme des consonnes. Les linguistes distinguent une centaine de clics différents.

Les Hadzabe, fiers de leurs traditions, restent exclusivement chasseurs-cueilleurs et refusent d’adopter un mode de vie qui n’est pas le leur. Depuis le 18e siècle, ils entrent fréquemment en contact avec des peuples aux traditions différentes, qu’ils soient pasteurs ou agriculteurs. Des rencontres souvent hostiles, les uns voulant s’accaparer les terres des autres. La population hadzabe a ainsi décliné à la fin du 19e siècle, à la suite des conflits. C’est à cette période que les Européens sont entrés en contact avec eux, produisant les premiers écrits sur leur culture. C’est aussi pour eux la fin de la tranquillité : les colons, puis le gouvernement tanzanien et les missionnaires étrangers ont voulu les évangéliser et les forcer à adopter l’agriculture. Vaines tentatives : les Hadzabe restent fermement attachés à leur mode de vie. Malheureusement, d’autres peuples empiètent sur leurs terres, et le tourisme, comme les safaris, rendent leur indépendance de plus en plus précaire.

Entrainement au tir à l'arc

Entrainement au tir à l'arc

Croyances ancestrales :

Les Hadzabe ont conservé des traces de leur passé grâce aux traditions orales. Ils divisent l’histoire en quatre époques distinctes.

  • La première est celle des ancêtres Akakaanebe, des géants velus qui ne possédaient pas d’outils et ne maitrisaient pas le feu. D’un seul regard, ils tuaient leurs proies et les mangeaient crues. Ils dormaient directement sous les arbres, comme continuent de le faire les Hadzabe durant la saison sèche.
  • La deuxième époque est celle des Tlaatlanebe, des géants sans poils, qui savaient faire du feu et cuisaient la viande. Ils chassaient avec des chiens, utilisaient des médicaments et avaient des rites protecteurs.
  • La troisième époque est marquée par les Hamakwabe, plus petits que leurs prédécesseurs. Inventeurs de l’arc et des flèches, mais aussi des ustensiles de cuisine, ils fabriquaient les mêmes maisons que celles des Hadzabe à présent. Ils échangeaient le fer avec d’autres peuples.
Flèches Hadzabées

Flèches Hadzabées

  • Les quatrième et dernière époques correspondent aux Hadzabe d’aujourd’hui.

En exclusivité retrouvez Loïc et Geoffroy à la rencontre de ce peuple à part.


Extrait Grand Rift : Trajet vers Mbulu

Sur la route vers Mbulu, en Tanzanie, Loïc et Geoffroy-coiffé par les Massaïs- rencontrent Endeko, un jeune homme qui travaille dans une ONG protégeant les Hadzabes. Les Hadzabes sont une tribu de chasseurs-cueilleurs qui vivent encore chez leurs ancêtres. Ils nous racontent leur mode de vie, leur rapport aux autres tribus, à l’eau, et ce qu’ils pensent de la vie moderne.

Bientôt, retrouvez Loïc et Geoffroy à la rencontre des Hadzabes, le 12 juin à 20h sur France 5 et le 19 juin à 15h (Episode 2 de l’Expédition Grand Rift)