L’ambition de ce nouveau road-movie environnemental, signés par Loïc et Geoffroy, est d’apporter – par le prisme de la conquête de l’eau – un éclairage inédit sur l’impasse climatique actuelle.

Le réchauffement du climat contraint l’Homme à revoir, sans condition, sa copie de développement. Et dans l’urgence, il doit redéfinir son rôle et sa place dans la Nature.

La COP 21, qui se tient en décembre 2015 à Paris, a fait des gaz à effet de serre (GES) son cheval de bataille pour ramener dans le droit chemin une planète à la dérive climatique. Le CO2 a été promu par la communauté scientifique comme indicateur de référence dans ce combat. Le but avoué est d’alerter efficacement l’opinion publique de l’urgence de la situation et de contraindre les Etats à réduire rapidement leurs émissions. Mais le CO2 est-il l’indicateur le plus fédérateur et le plus pertinent ?

Geoffroy et Loïc ont une autre intuition. Et c’est en Amérique du Sud, à califourchon sur leur side-car, qu’ils vont chercher à l’illustrer.

L’eau, comme l’air, étaient là au commencement du monde. Mais une différence de taille sépare les deux éléments. L’accès à l’air est donné sans effort alors que l’accès à l’eau nécessite une action de l’homme et donc une organisation. C’est l’inégale répartition de l’eau dans le temps et dans l’espace, qui a poussé l’homme à s’organiser en société pour faciliter son usage, sa maitrise et sa gestion. Cette rareté relative fait de l’eau à la fois un puissant frein et un fabuleux moteur de développement pour les sociétés humaines.

Hélas, comble de l’eau, c’est précisément notre organisation sociétale – poussée à son paroxysme consumériste actuel – qui est aujourd’hui en cause dans les dérèglements climatiques.

Épisode 1 : La Route des Pionniers

Épisode 2 : Les Gardiens du Temps

Épisode 3 : La Métaphore du Castor

Pays traversés :
Brésil, Pérou, Bolivie, Chili, Argentine (mais pas présent dans le documentaire)

Chiffres clés :
– 150 jours d’expédition et de tournage, 180 jours de montage
– 14.000 kms parcourus
– 5 caméras (donc une cassée en route), 2 cameramen, 2 chefs monteurs